Matthias Sindelar
Matthias Matej Sindelar
Né le 10 janvier 1903 à Kozlau (AUT)
décédé le 23 janvier 1939 à Vienne (AUT)
Surnom: Le Mozart du football, l'homme de papier
: 44 matchs,27 buts
| 18/24 | Hertha Vienne (AUT) |
| 24/38 | Austria Vienne (AUT) |
Matthias Sindelar est considéré comme le meilleur joueur autrichien de football de tous les temps. Malgré sa tête de bambin et son
physique extrêmement chétif, Sindelar était un avant-centre selon les conceptions d'alors, très doué techniquement, doté d'une bonne finition, véritable leader et doté de dribbles efficaces. Sa
capacité d'effacer le défenseur au un contre un était exceptionnelle, car douée d'une agilité qui faisait rompre les chevilles de ses vis-à-vis. Il était un des meilleurs joueurs européens des
années 1930. Cet homme qui fut finalement désigné par vote comme le sportif autrichien du siècle était issu d'une famille modeste et commença à jouer au football dans les rues de Vienne. À l'âge
de 15 ans, Le jeune prodige rejoint l'ASV Hertha et évolue pour la première fois au sein d'une équipe digne de ce nom.
Une fois de plus, ses performances ne laissent personne indifférent. Impressionnés par son habileté balle
au pied, ses entraîneurs lui proposent d'intégrer l'équipe première deux ans plus tard. Dès ses premières apparitions en championnat d'Autriche, Sindelar trouve le chemin des filets. Moins
d'un an après ses grands débuts, il s'impose comme un titulaire à part entière au sein de son club. Mais en 1924 il doit quitter le Hertha, relégué en deuxième division et en proie à de
graves difficultés financières, poussant les dirigeants à vendre leurs meilleurs éléments. Sindelar souhaite rester à Vienne et rejoint donc l'équipe amateurs qui a justement remporté la
dernière édition du championnat. Après une période d'adaptation un peu plus longue que prévu, il finit par se tailler une place à part dans le cœur du public. En 1925, il termine à la deuxième
place du championnat et remporte son premier titre, la Coupe d'Autriche. La saison suivante, il réussit le doublé. En 1926, Sindelar fit ses débuts pour l'équipe nationale d'Autriche en
marquant le but vainqueur d'une victoire 2-1 contre la Tchécoslovaquie. Il marqua ensuite deux buts dans une victoire écrasante 7-1 contre l'équipe de Suisse. En 1934, Sindelar mène l'équipe
d'Autriche en demi-finale de la coupe du monde. L'équipe autrichienne faisait l'unanimité et chacun pensait qu'elle s'imposerait. Mais Sindelar et ses camarades reçurent leur première gifle
politique. Mussolini truqua le tournoi. Lors de la demi-finale contre l'Italie, la Wunderteam se vit refuser plusieurs buts. Impuissante, elle s'inclina 1 à 0. Au cours des années suivantes,
Sindelar poursuit sa progression, même si son club ne parvient plus à jouer les premiers rôles. À l'exception de deux nouvelles Coupes d'Autriche, remportées en 1927 et 1930, l'Austria de Vienne
ne gagne plus rien. Pire encore, l'équipe se retrouve menacée de relégation. Dans ce marasme sportif, Sindelar reste le seul à tirer son épingle du jeu. Son efficacité et son talent naturel font
bientôt de lui l'un des joueurs les plus appréciés de la capitale. Puis l'Allemagne nazie envahit l'Autriche en 1938. Sindelar refusa de jouer pour l’équipe austrio-allemande
nouvellement formée en invoquant son âge ou des blessures comme excuses. Le 29 janvier 1939, on retrouva son corps inanimé avec celui de sa conquête Camilla. Officiellement leurs décès fut imputé
à un suicide au monoxyde de carbone mais une autre thèse semble privilégier un double assassinat mené par la Gestapo du fait de l’engagement antinazi et des origines juives de Matthias
Sindelar. Adoré de son vivant, Sindelar est autant honoré après sa mort. Cinq jours après son décès, près de 15.000 personnes suivent les funérailles de ce joueur atypique: symbole du
football en tant qu’art sportif, génie du ballon au faible physique mais au talent mis au service des couleurs de son pays d’accueil, star restée humble même après avoir fait rêver tant de
fans. Chaque année, une commémoration est organisée le jour de sa mort.
PALMARES
Vainqueur de la Coupe Internationale 1932 (Autriche)
Vainqueur de la Coupe Mitropa 1936 (Austria Vienne)
Finaliste de la Coupe Mitropa 1933 (Austria Vienne)
Champion d'Autriche 1924 et 1926 (Austria Vienne)
Vainqueur de la Coupe d'Autriche 1924, 1925, 1926, 1933, 1935 et 1936 (Austria Vienne)
Finaliste de la Coupe d'Autriche 1927 (Austria Vienne)
DISTINCTIONS PERSONNELLES
Élu sportif autrichien du 20ème siècle
Meilleur buteur de la Coupe Mitropa 1933 (5 buts) (Austria Vienne)
DIVERS
-Sindelar était si populaire dans les années 1920 qu'il lui arrivait fréquemment de participer à des publicités pour des costumes, des montres ou des produits laitiers. À l'époque, on trouvait même des ballons à son nom.
- À l'anniversaire de sa mort, chaque année le 29 janvier, des joueurs de football anciens et actuels se rassemblent sur sa tombe au cimetière central de Vienne, pour célébrer la mémoire du plus grand joueur autrichien.
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Sa jambe gauche était prodigieuse et son shoot était imparable. Il a débuté sa
carrière au Rapid de Vienne où il a disputé huit saisons de haut vol. Pour sa dernière saison il remporte même le soulier d'or européen avec 41 buts inscrits en championnat attirant l'oeil du FC
Barcelone qui cherche un nouveau meneur après l'ère Cruyff et le recrute donc en 1978. Il n'a été que deux ans dans l'équipe barceloniste, mais il a atteint une moyenne spectaculaire, avec 64
buts en 88 matches, remportant le titre de Meilleur buteur de la Liga 1978/79 avec 29 buts en 30 matches. Apprécié pour son efficacité, Hans est aussi un modèle de courage. En mai 1979
il a reçu le soutien des supporters quand il a souffert un accident de la route au cours duquel sa femme a été grièvement blessée, toutefois elle y a survécu. Quelques jours plus tard, il a été
l'un des héros de la finale de la Coupe des Coupes de Bâle. Surmontant ce drame personnel, Krankl joue et marque le but décisif dans la prolongation (4-3). Il quitte ensuite l'Espagne et
retourne au Rapid de Vienne où il a continué à harceler les défenses pendant cinq saisons. Il atteint même la finale de la Coupe des vainqueurs de coupe en 1985 perdant face au club anglais
d'Everton (1-3). Avec l'Autriche, il a disputé deux coupe du monde en 1978 et 1982. L'une de ses principales réalisations s'est déroulé lors de la Coupe du monde de football en 1978, les 4
buts qu'il inscrivit lors du tournoi ont contribué à la bonne tenue de son équipe (notamment vainqueur 3-2 de la RFA grâce à un doublé de Hans) et à sa reconnaissance sur la scène internationale.
Il totalisera 34 buts en 69 sélections nationales. Il joue ensuite dans des petits clubs autrichiens, avant de terminer sa carrière à 36 ans. Il entamera par la suite une carrière
d'entraîneur. Malgré la concurrence de Mathias Sindelar, il est considéré par beaucoup comme le meilleur footballeur autrichien de l’histoire.
Ernst Ocwirk
Les médias internationaux de l'époque nomme Ocwirk comme le "meilleur centreur dans le monde". Né à Vienne ,Ocwirk a commencé sa carrière comme un
avant-centre. Il a rejoint son premier club, le FC Stadlau locales, en 1938. Il a ensuite joué pour Floridsdorfer AC, où il a été repéré par l'international autrichien
Josef Smistik, qui a modifié la place d'Ocwirk et le replace en tant que milieu. Smistik a essayé de l'amener à son ancienne équipe du Rapid de Vienne mais sans succès, il signera chez les
rivaux de l'Austria qui a remporté la course pour ses services en signant en 1947. En une décennie à l'Austria Vienne, Ocwirk est devenu l'un des joueurs les plus en vue pour le club, en les
aidant à remporter trois championnats d'Autriche (1949, 1950 et 1953) et deux coupe d'Autriche (1948 et 1949). Présenté à la Sampdoria par Alberto Ravano, il était le second footballeur
autrichienne à avoir jouer en Série A après Engelbert Konig dans les années 1940. Ernst Ocwirk jouera cinq saisons au club de Gênes, dont il devient le capitaine. En 1961, il retourne en Autriche
dans son club de coeur de l'Austria Vienne pour une dernière saison de footballeur où il y remporte le "doublé" coupe/championnat . Parallèlement, il est régulièrement appelé en sélection
nationale d'Autriche entre 1947 et 1962. Il fait ses débuts en 1947, prend part aux Jeux olympiques d'été de 1948 à Londres et devient aux débuts des années 1950 un titulaire indiscutable en
sélection. Il participe à la coupe du monde 1954 en Suisse où il y dispute tous les matchs et parvient avec la sélection au stade des demi-finales et termine à la troisième place, inscrivant deux
buts dans la compétition. Il ne participe pas cependant à la coupe du monde 1958. Après la fin de sa carrière, il devient entraîneur mais sans plus de succès. Ocwirk a été choisi dans
l'équipe autrichienne du siècle en 2001. Il décède en janvier 1980, à l'âge de de 53 ans, d'une sclérose en plaques. Son décès a eu lieu la même date qu'un autre grand joueur autrichien Matthias
Sindelar, mort 41 ans avant lui. Un tournoi en son hommage se déroule l'année suivante, réunissant les équipes de l'Austria Vienne, Rapid Vienne, Ferencvaros TC et le Bayern Munich qui remporte
ce tournoi.

Rapidement remarqué, il est appelé en équipe nationale d'Autriche en novembre 1948 à tout juste 19 ans pour affronter la Suède, il
devient en peu de temps un élément incontournable de la sélection où par son talent il est considéré comme le successeur Matthias Sindelar, grand joueur autrichien d'avant-guerre.En 1950, il est
transféré non sans controverse dans un autre club de la ville de Vienne, le Rapid Vienne, avec lequel il effectuera le reste de sa carrière sportive. Il y connaît de grands moments et marque le
club de son empreinte puisqu'il y remporte sept championnats nationaux, une coupe nationale et une Coupe Mitropa entre 1950 et 1965 et prit son capitanat durant sept années. Il y dispute
également toutes les campagnes européennes, tout d'abord la Coupe Mitropa puis la Coupe des Champions dès sa création, où le club atteint les quarts-de-finale en 1956 et les demi-finales en 1960
(éliminé par le futur vainqueur le Benfica Lisbonne), le Rapid Vienne est alors une des équipes les plus rédoutées en Europe, symbolisé par Hanappi. Parallèlement, il est un titulaire
indiscutable en sélection autrichienne, il est appelé à 93 reprises en sélection entre 1948 et 1962 et y inscrit 12 buts. Non-inscrit pour les qualifications pour la coupe du monde 1950,
l'Autriche se qualifie pour la coupe du monde 1954, Hanappi prend part à toutes les rencontres en tant que titulaire où la sélection termine troisième. Sur le continent européen, l'Autriche
participe à l'Euro 1960 où elle atteint les quarts-de-finale contre la France où Hanappi est toujours titulaire, il s'agit de sa dernière grande compétition sous le maillot national puisqu'il
effectue sa dernière sélection en septembre 1962 contre la Tchécoslovaquie. Il prend en 1965 sa retraite sportive. Avec l'argent cumulé durant sa carrière de footballeur, il finance des
études d'architecte. Il réalise plus tard les plans du Weststadion à Vienne avant qu'il soit renommé en stade Gerhard Hanappi après sa mort. Il décède en 1980 d'un cancer à l'âge de 51
ans.
Supporter du Rapid de Vienne depuis tout petit, il signe chez le voisin de l'Austria, l'ennemi de toujours, où il
débute sa carrière en 1972. Prohaska s'impose très vite et mène le club vers les sommets. En huit ans, de 1972 à 80, il remporte ainsi quatre titres de champion (1976, 78, 79 et 80) et trois
coupes nationales (1974, 77 et 80). Pour sa dernière saison au club, il réalise le doublé coupe-championnat avant de s'envoler vers l'Italie et plus précisément l'Inter Milan. Le dribbleur aux
cheveux bouclés y reste deux saisons soldées par un titre seulement: la Coupe d'Italie en 1982. A la fin de son contrat avec l'Inter, l'AS Roma se met sur les rangs du milieu autrichien. Le
club de la Capitale prépare le Scudetto qu'elle remporte à la fin de la saison (1983) avec Prohaska aux commandes. Mais après le titre de champion d'Italie, il décide de retourner chez lui en
Autriche, à l'Austria Vienne,dans son club des débuts. Il y reste jusqu'à la fin de sa carrière en 1989, non sans avoir glané quelques trophées encore au passage avec les titres nationaux en
1984 et 85 et un doublé coupe-championnat en 1986. Il a marqué aussi les esprits en équipe nationale avec 83 sélections au compteur pour 10 buts. Après ses débuts en match amical face à la
Turquie (victoire 1 à 0) en 1974, il obtient deux qualifications consécutives pour le deuxième tour lors des Coupes du Monde 1978 et 1982 aux côtés d'autres talents. On comptait notamment
parmi eux le portier Friedrich Koncilia, le libéro Bruno Pezzey et bien sûr le redoutable avant-centre Hans Krankl. Peu de temps après sa retraite, il entame une carrière d'entraîneur et débute
bien évidemment à l'Austria de Vienne en 1990.

